CORPS DOCUMENTAIRE / CORPS MACHINE OSMOSIS Cie

RETOUR PRESS – PREVIEW / AVT PREMIERE – 26, 27, 28 AVRIL 2013 FORBACH

Posted in CATHEDRALE D'ACIER ©2012-13, NEWS-BREVES_©2012-13 by OSMOSIS CIe-Ali SALMI on mai 6, 2013

On-acheve-bien-les-hauts-fourneaux

L’édition nationale et locale de Forbach du Républicain Lorrain du 24 avril 2013 résonnaient de l’une à l’autre!

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Osmosis, Cathédrale d’acier

Une surprise, ce soir.

Depuis tout un temps, je savais qu’Ali, notre voisin au boulot, préparait son nouveau spectacle. Super gentiment, il m’avait invité à son avant-première. Ce soir, j’avais envie de rentrer mais… j’étais aussi curieux, alors je me suis rendu à l’invitation.

Juste avant le début du spectacle, Ali passe près de moi et me dit : bon voyage. En mon for intérieur, je me dis qu’il exagère, que cela ne va être “qu’un spectacle de danse”.

Les premiers instants du spectacle m’ont d’abord laissé perplexe. Mais très vite, la chorégraphie m’entraîne. D’abord en apesanteur quand Fabio Nicolini défie la gravité avec une légèreté surprenante, puis quand les trois danseurs entrent en osmose avec les éléments scénographiques. Ils se mettent à me raconter une histoire dans une langue qui m’était jusque là inconnue. Quand il danse, Ali Salmi a le regard d’un mystique, concentré, comme fixé sur quelque chose d’invisible.

Et puis tout à coup, un élément de la scénographie nous interpelle tous, nous le public, les témoins, et je suis aspiré dans leur univers, et voilà que je retiens mon souffle pour ne pas manquer le moindre de leurs mouvements.

Les images se succèdent. Tantôt les danseurs ont l’air de se débattre avec la brutalité du métal qui les entoure, tantôt ils s’y confondent ou s’en jouent.

Au moment où Nathan Freyermuth, le premier, nous montre la cathédrale d’acier, ce n’est plus une histoire, il n’y a plus de mots, de notions à penser ou à rapporter : ce n’est plus qu’un rush de sensations pures, une transfiguration incroyable, des images qui se superposent, des ombres somptueuses, où l’éclat d’une soudure se confond au soleil à travers des vitraux, où l’odeur de fumée se fait envoutante comme l’encens, et où les danseurs eux-mêmes seraient mi-sidérurgistes, mi archanges.

Le panel de sensations que procure la chorégraphie d’Ali Salmi, est très vaste. Les musiques, les silences et les bruits sur lesquels elle se dessine sont étrangement poétiques.

A la fin d’un spectacle, j’ai toujours un regret, l’envie que ça continue, ou de pouvoir garder un morceau du spectacle avec moi. En rentrant ce soir, je me rends compte que j’ai bel et bien gardé quelque chose du spectacle : une perception accrue des éléments qui m’entourent. Le froid, la pluie sur mes lunettes, même mes pieds mouillés d’avoir marché dans une flaque, sont comme des expériences neuves ; visuellement, la beauté de la ville sous la pluie m’explose à la figure. J’entends un rire résonner autour de moi ; c’est ma voix qui exulte. Ali avait raison de me souhaiter bon voyage.

Je suis plein de gratitude pour ce beau spectacle.

Gabriel (Mark’Up Services )
http://aerocontainer.tumblr.com/

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